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Les sciences et la technologie, c’est aussi pour les filles - 26/11/2019

Par EMILIE DESCHIZEAUX, publié le vendredi 20 décembre 2019 14:03 - Mis à jour le vendredi 20 décembre 2019 14:03
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Charlotte Vernozy, élève ingénieure, et Laure Barrière, ingénieure dans les turbines à vapeur chez Baker Hugues, expliquent leur métier, expériences et parcours de formation aux lycéennes de La Prat’s. Photo JSL /Frédéric RENAUD

 

La 7e édition de la journée nationale “Les sciences de l’ingénieur au féminin” s’est déroulée le 21 novembre au lycée La Prat’s. Cinq ingénieures en activité et trois élèves ingénieures à l’École des arts et métiers, ont échangé avec une cinquantaine de lycéennes.

Jeudi après-midi, les lycéennes de seconde et de première de La Prat’s, reparties en groupes d’une dizaine d’élèves, ont découvert les parcours, les études et les missions successives de cinq ingénieures et trois élèves-ingénieures de l’École des arts et métiers à l’occasion de la journée “Les sciences de l’ingénieur au féminin”.

Adélaïde Baudouin, ingénieure en conception mécanique à Alstom Le Creusot, a précisé l’intérêt de son métier : « J’aime concevoir et toucher du doigt ce que j’ai élaboré. Je ne pourrais pas me satisfaire d’un métier trop théorique. Et dans ce métier, je ne m’ennuie pas. Je fais de mon mieux. »

 « Nous apprenons comment transformer la matière. »

Le campus de Cluny des arts et métiers forme des ingénieurs. « C’est un enseignement généraliste, mais avec une forte orientation vers l’industrie. Nous apprenons comment transformer la matière, comment elle change d’état », ont présenté Charlotte Vernozy et Mélodie Harmant, élèves ingénieures. « Nous disposons d’un large parc de machines, d’une technologie pointue, mais nous pouvons aussi concevoir manuellement. On nous donne les outils techniques pour structurer notre pensée et résoudre n’importe quel problème. »

Voyager pendant ses études ? C’est le conseil que donne Daming Song. L’ingénieure chinoise en activité chez Alstom (comme responsable technique d’affaires dans la conception des bogies des wagons) a expliqué : « C’est bien de partir, une semaine ou un an. Faire ses études dans un autre pays, avec Erasmus par exemple, est profitable. Ça ouvre des portes* »

Professeure en sciences de l’ingénieur auprès des classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE), Raphaël Aubert a rappelé le besoin de tester sa motivation : « Il est important de bien se connaître. En cours d’année, il arrive que certains élèves renoncent car les cours ne correspondent finalement pas à leur intention. Mais vous avez le droit à l’échec ! »

* Les études à l’étranger sont obligatoires dans un cursus d’ingénieur.

Ne pas censurer les talents – SI au Féminin

La journée nationale “Les sciences de l’ingénieur au féminin” veut « sensibiliser les jeunes lycéennes aux carrières scientifiques et technologiques, au travers des témoignages d’ingénieures, techniciennes et élèves ingénieures, explique Daniel Ladaurade, proviseur du lycée La Prat’s. Il est nécessaire de susciter des vocations féminines pour des métiers d’avenir dans l’industrie, sources d’innovations technologiques, et nécessaires au renouvellement et à la pérennisation de notre appareil industriel dans sa globalité. »

Souvent les jeunes filles hésitent au moment de choisir un cursus d’études scientifiques et techniques. « Il faut faire tomber les préjugés, éviter de censurer les talents, appuie Julie Gaillard, professeure de physique en classes préparatoires aux grandes écoles à La Prat’s. Nos élèves s’informent sur les parcours de formation nécessaires, sur la nécessité de transiter par une classe préparatoire. Nos témoins, ingénieures en activité ou étudiantes, présentent leurs ambitions initiales, leur évolution et leurs impressions. Les sciences de l’ingénieur, c’est concret : tous travaillent sur des projets pratiques, en appliquant des principes physiques. »

 

Par Frédéric RENAUD - JSL

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